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[AAC] Appartenances et altérités. La citoyenneté aux époques moderne et contemporaine

Logos des organisateurs

Date limite : 14 avril 2024.

Journée d’études des doctorants·e·s de l’IHMC 2024

Amphithéâtre Dupuis, centre Malher, université Paris 1 (9 rue Malher, Paris 4e) – mardi 4 juin 2024

Propositions de communication à envoyer à je-doct.ihmc@univ-paris1.fr

Modalités de soumission et calendrier

La journée d’étude aura lieu le mardi 4 juin 2024 à Paris. Une visioconférence est également prévue et les contributions en distanciel seront donc aussi acceptées.

Une priorité sera donnée aux doctorant·e·s de l’IHMC dans le choix des participant·e·s. Toutefois, cette rencontre se veut ouverte aux membres d’autres laboratoires, institutions ou universités : ainsi, il est vivement souhaité que plusieurs communications soient présentées par des Intervenant·e·s extérieur·e·s.

Les communications dureront 20 minutes et seront suivies d’une discussion avec un·e chercheur·se de l’IHMC.

Les frais de déplacement sont à la charge des Intervenant·e·s. Les contributions en visioconférence seront acceptées. Pour participer, vous pouvez envoyer une proposition comportant un titre et un bref texte de présentation de la contribution envisagée (1 500 à 2 000 caractères, espaces compris). Les réponses sont à transmettre aux organisateur·trice·s avant le dimanche 14 avril 2024 à minuit, à l’adresse suivante : je-doct.ihmc@univ-paris1.fr .

Thème de la journée d’étude

L’année 2024 s’annonce cruciale sur le plan électoral. Pas moins de 4,1 milliards de personnes – soit la moitié de la population mondiale – vivent dans un pays où aura lieu un vote (élection présidentielle, législative, régionale ou municipale) ; depuis 1792 et l’instauration du suffrage universel (masculin) en France, c’est la première fois qu’une telle proportion de votants est atteinte dans le monde .

La citoyenneté est non seulement un statut juridique attribué à un individu, qui devient ainsi porteur d’un ensemble de droits et qui est chargé de devoirs, mais aussi d’un sentiment d’appartenance à une communauté qui motive cet individu à participer à la vie publique [Marshall, 1950].

Juridiquement, la citoyenneté se définit comme la jouissance des droits attachés à une nationalité. Dès son avènement sous la Révolution française, la citoyenneté découle donc de la nationalité, c’est-à-dire de l’appartenance à un corps politique donné, et de l’enracinement dans la limite des frontières d’un État-nation. Elle n’est pas absolue. Une tension intrinsèque la partage donc : d’un côté, elle est régie par la Constitution, surplombée de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, qui définit les libertés fondamentales auxquelles elle donne accès ; de l’autre, le caractère intrinsèquement universel de ces droits est immédiatement limité par l’enfermement dans la nation. Et même le modèle de la souveraineté européenne, qui dépasse le cadre des États-nations, en reste étroitement dépendant, puisque c’est la nationalité d’un des pays-membres seule qui y donne accès [Meehan, 1993].

« Il n’y a pas de citoyen sans nation, ni de citoyen sans démocratie », affirmait Pierre Mazeaud, alors président du Conseil Constitutionnel, le 7 janvier 2007. Cette affirmation sous-entend l’adhésion à deux thèses : la première, que la citoyenneté découle nécessairement de la nationalité et ne peut exister que dans ses contours (ce qui est aujourd’hui la norme mondiale, les différences se jouant sur les critères d’accès à la nationalité) ; la seconde, que la notion de citoyen n’a aucun sens en l’absence de la possibilité, pour ce dernier, de participer activement à la vie politique de la nation. L’exercice de ses droits politiques est donc, en théorie du moins, une condition d’existence de la citoyenneté.

Dans la dernière décennie, l’historiographie a souvent questionné la citoyenneté [Martin, 2015], notamment en la mettant en lien avec le système républicain [Azoulay et alia, 2020] ; cependant, le chantier est loin d’être achevé comme le démontrent les débats postulant une « crise de la citoyenneté » et l’actualité scientifique [Cerutti et alia, 2024]. Pour cette journée, tout type de contribution est encouragé : qu’elle s’appuie sur les sources normatives, qu’elle analyse des pratiques judiciaires, qu’elle soit un récit prosopographique ou qu’elle mène des explorations quantitatives.

Comité d’organisation

  • Nathan Dos Santos, doctorant à l’ED 540 (ENS-PSL)
  • Johanne Perrin, doctorante à l’ED 540 (ENS-PSL)
  • Lucas Privet, doctorant à l’ED 540 (ENS-PSL)
  • Francesco Zambonin, doctorant à l’ED 113 (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Publié le 14 mars 2024, mis a jour le mercredi 17 avril 2024

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