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Appel à communications – Police et territoires dans l’Europe napoléonienne, de l’échelle locale à l’échelle impériale

Date limite de dépôt : 15 mars 2021

Dates et lieu du colloque : 22-24 septembre 2021, au Palazzo Caetani, Museo napoleonico di Roma, Rome.

La police napoléonienne offre ce paradoxe d’être à la fois familière et méconnue. Au sein de l’historiographie consacrée à la police, peu de périodes suscitent en effet autant de fantasmes que le Consulat et le Premier Empire. L’image de la toute-puissance de la police napoléonienne tient, aujourd’hui encore, à l’attrait pour les complots d’État et pour les grandes figures du régime qui ont, souvent ellesmêmes et dès le xixe siècle, contribué à assoir la réputation sulfureuse de cette institution.

Depuis quelques années cependant, les travaux se multiplient et renouvellent en profondeur les connaissances sur les différents aspects de la police du régime napoléonien. Si des éclairages sur certaines pratiques policières (Le Quang, 2020) ou certaines régions de l’Empire (Lignereux, 2012 ; Denys, 2013 ; Renglet, 2016 ; Lucrezio Monticelli, 2018 ; Saggiorato, 2019) mettent désormais en lumière l’hétérogénéité, la part de modernisation autant que les difficultés sur certains terrains sensibles de l’expérience de la domination napoléonienne, force est de constater que nombre de pans du système policier impérial demeurent des zones d’ombres.

Ce colloque international a pour objectif d’interroger le lien entre la police et l’espace impérial, en étudiant l’administration, les pratiques policières et le contrôle du territoire dans les départements dits « de l’intérieur », dans ceux annexés, ainsi que dans les différents espaces placés sous contrôle impérial, comme les États satellites et les territoires ultra-marins.

Il ambitionne de mettre en lumière la diversité des configurations policières et leurs évolutions dans l’Empire, en comparant plusieurs profils d’espaces : départements anciens/départements annexés, départements frontaliers/départements ruraux de l’intérieur, colonies, espaces sous domination militaire, etc. ; et de les tenir ensemble pour interroger différents aspects de l’ordre public dans chacun de ces espaces, à diverses échelles.

Ainsi, il est possible de réfléchir également aux relations d’interdépendance nouées entre les différents échelons de la hiérarchie policière et entre les différents espaces de l’Empire dans le but de faire ressortir les réseaux de surveillance et de contrôle qui connectent les territoires administrés par le régime impérial et leur bureaucratie.

Un premier axe d’études cherche à questionner l’existence ou non d’un système policier centralisé, en réinterrogeant le rapport entre centre et périphérie(s). Un second axe d’études vise à soulever l’existence de connections policières à l’échelle impériale à travers l’examen de plusieurs cas de figure

Les propositions de communication (max. 2500 caractères), formulées en français, italien ou anglais, seront envoyées aux organisateurs (jeannelaurelequang@gmail.com, antoine.renglet@uclouvain.be, francescosaggiorato@gmail.com) pour le 15 mars 2021 et devront être accompagnées d’un court curriculum vitae.

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Appel à communications

Comité d’organisation

Jeanne-Laure Le Quang (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Antoine Renglet (Université catholique de Louvain)
Francesco Saggiorato (Università di Roma, Tor Vergata – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Aurélien Lignereux (IEP-Grenoble)
Marina Formica (Università di Roma “Tor Vergata”)
Chiara Lucrezio Monticelli (Università di Roma “Tor Vergata”)

Institutions organisatrices

Société des Études robespierristes
Université catholique de Louvain
IHMC (CNRS, ENS-PSL, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Università di Roma, Tor Vergata

Comité scientifique

Gilles Bertrand (Université de Grenoble)
Jacques-Olivier Boudon (Université Paris 4-Sorbonne)
Michael Broers (Oxford University)
Vincent Denis (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne/IHMC)
Catherine Denys (Université de Lille)
Laura Di Fiore (Università Francesco II – Napoli)
Maria Pia Donato (CNRS Paris/IHMC)
Stefano Levati (Università di Milano)
Virginie Martin (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne/IHMC)
Xavier Rousseaux (Université catholique de Louvain/FNRS)

Publié le 14 décembre 2020, mis a jour le vendredi 26 mars 2021

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