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Participation de l’IHMC aux Rendez-vous de l’histoire de Blois

Affiche 2021 des Rendez-vous de l'histoire

Du vendredi 8 au dimanche 10 octobre 2021, Blois

Cette année encore, l’IHMC participe activement aux 24e Rendez-vous de l’histoire de Blois, qui se tiendront du 6 au 10 octobre sur le thème « Le travail ».

C’est à quinze tables rondes et conférences que vous pourrez nous retrouver durant cet événement (à partir du vendredi 8).

Vendredi 8 octobre

L’Angleterre ou la « civilisation du charbon » : comment une énergie fossile a façonné l’identité d’une nation

11 h 30 – 12 h 30 | Bibliothèque Abbé-Grégoire - Auditorium
Le Salon du livre / Présentation d’ouvrage

Carte blanche aux éditions Vendémiaire

« Ce minéral utile qui réchauffe le foyer familial, égaye pour chaque famille les tristes hivers, est associé, peut-être plus étroitement que tout autre produit de la terre mère, aux “délices intimes et chers” de la famille et du foyer. » Ce minéral décrit dans le Times en 1849, c’est le charbon. Aujourd’hui perçue, à juste titre, comme polluante – responsable de 39 % des émissions de CO2 en 2018 –, cette roche sédimentaire noire, salissante et à l’odeur irritante, fut pourtant durant plus d’un siècle la fierté de l’Empire britannique. Plongeant des villes entières dans le brouillard, emplissant les intérieurs de cendres et de suie, occasionnant de sérieuses atteintes physiologiques, contraignant enfin, au fond de la mine, les hommes à un véritable travail de forçat : alors que ses caractéristiques semblent peu propices à soulever l’enthousiasme, le charbon a été l’un des ciments de l’identité anglaise, depuis la révolution industrielle, qui a vu sa diffusion massive, jusqu’au milieu du XXe siècle. Il a assuré jusqu’à 95 % des besoins énergétiques du pays, il en a façonné les paysages mais aussi et surtout les mentalités. On se chauffe, on s’éclaire, on cuisine au charbon. On lui prête des vertus curatives et euphorisantes. Les pénuries du précieux combustible déclenchent des émeutes tragiques. Le « roi Charbon » est devenu un protagoniste à part entière de la vie de la nation… Un tour d’horizon complet de cette civilisation du charbon, à l’heure où nous considérons comme vital d’abandonner cette énergie fossile.

Modératrice
Véronique Sales, directrice, Éditions Vendémiaire

Intervenant

Charles-François Mathis, historien - directeur de la collection « L’environnement a une histoire », Éditions Champ Vallon, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Mémoire des entreprises au temps de la Covid-19

14 h 30 – 16 h 00 | Château Royal de Blois - Salle des États Généraux
L’économie aux Rendez-vous de l’histoire / Table ronde

La crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19 a provoqué des bouleversements soudains et considérables affectant la société dans son ensemble, menant à la déclaration d’un état d’urgence et à l’annonce gouvernementale d’un confinement. Conscients de la nécessité d’en conserver la mémoire, cinq partenaires ont initié une collecte d’archives orales unique en son genre. Les Archives nationales du monde du travail, l’agence d’ingénierie patrimoniale Perles d’histoire, l’Observatoire B2V des Mémoires, KPMG France et ESCP Business School ont constitué un corpus d’archives orales de 45 Présidents et/ou Directeurs généraux de 43 grandes entreprises françaises. Durant cette crise et cette période exceptionnelle du confinement, on pourrait penser que les entreprises n’ont absolument pas eu le temps de penser à l’Histoire. Et pourtant, selon les témoignages recueillis lors de la collecte, c’est justement la violence de l’impact de l’urgence sanitaire et tout ce qu’elle a impliqué de réorganisation globale du travail, tant en termes de pure logistique, de modification des circuits de décision et de procédures du local à l’international, ou encore de questionnement des relations managériales et des compétences, qui a poussé ces dirigeants à venir interroger leur rapport à l’histoire, avec immédiateté et spontanéité, via le projet « Mémoire des entreprises au temps de la Covid-19 ». Ils ont ainsi consciemment choisi de s’inscrire dans le temps présent, pour le futur. En réunissant acteurs et spécialistes de l’entreprise mais également historiens et archivistes, cette table ronde entend tirer les premiers enseignements de cette expérience unique et de son corpus ; en termes d’impact et vécu de la crise sur l’organisation des entreprises, de rapport de l’entreprise à sa propre histoire, notamment comment une collecte de la mémoire menée sur le moment même, peut éclairer d’un jour nouveau le rôle de l’histoire dans la réflexion sur le devenir de nos sociétés.

Modératrice
Valérie Marchal
Directrice du Pôle Archives
Perles d’Histoire

Intervenants
Muriel Le Roux, historienne, CNRS
Marie Laperdrix, responsable Archives et Histoire, BNP Paribas
Frédéric Coirier, président directeur général, Groupe Poujoulat
Marc-Antoine Jamet, secrétaire général, LVMH

Du savant au chercheur : le travail scientifique hier, aujourd’hui... et demain ?

16 h 00 – 17 h 30 | Site Chocolaterie de l’IUT - Amphi 2
L’Histoire en débats / Table ronde

Carte blanche au Comité pour l’histoire du CNRS

Depuis le xviie siècle au moins, et la fondation des premières académies telles que la Royal Society à Londres ou l’Académie des sciences à Paris, la recherche scientifique a été perçue comme une activité singulière, souvent encouragée par l’État dans des logiques de prestige politique, de puissance militaire ou de développement économique. Chemin faisant, elle a connu de profondes mutations, qui se sont accélérées au cours du siècle écoulé, en même temps que ses institutions elles-mêmes évoluaient, avec le développement des universités, la création de grands organismes de recherche comme le CNRS en France, ou l’émergence de centres de recherche privés dans les entreprises. La professionnalisation et la spécialisation des métiers ont peu à peu effacé la figure traditionnelle du « savant » au profit de celle du « chercheur », envisagé comme un « travailleur scientifique » qui « produit », « diffuse » et « valorise » des connaissances dans le cadre d’équipes de plus en plus larges associant également des ingénieurs et des techniciens. Cette tendance s’est encore accentuée ces dernières décennies, à la faveur notamment de grands projets et équipements scientifiques internationaux. Au cours de cette table ronde, nous reviendrons sur les principales étapes de cette évolution, depuis quatre siècles et jusqu’à nos jours, en explorant certains de ses aspects plus particuliers : la place du savant/chercheur dans la société, les réflexions et débats sur son statut, ou encore la place des femmes dans les métiers de la recherche.

Modératrice
Catherine Jessus, directrice de recherche, CNRS

Intervenants
Michel Blay, directeur de recherche, CNRS
Pierre Verschueren, maître de conférences, université de Franche-Comté
Valérie Burgos, responsable de projets - comité pour l’histoire du CNRS, CNRS

Perdre sa vie à la gagner ? Environnement et santé au travail

16 h 15 – 17 h 45 | INSA - Bâtiment principal - Amphi Denis Papin
L’Histoire en débats / Table ronde

Carte blanche au Réseau Universitaire de Chercheurs enHistoire Environnementale (RUCHE) et à l’Association pour l’histoire de la protection de la nature, avec le soutien du Comité d’histoire du ministère de l’environnement

Ce panel souhaite interroger les conséquences de la dégradation des conditions environnementales sur la santé au travail depuis la fin du xviiie siècle. L’industrialisation et ses pollutions nouvelles, les nouvelles relations de travail et l’usage de substances chimiques dangereuses sont en effet à l’origine de maladies professionnelles graves, à l’usine comme à la campagne. Il s’agira donc de présenter l’ampleur de ces perturbations environnementales, leurs effets sur la santé des travailleurs et travailleuses, les stratégies d’occultation des dangers et les luttes pour les faire reconnaître.

Modérateur
Charles-François Mathis, professeur d’histoire, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Intervenants
François Jarrige, maître de conférences en histoire contemporaine, université de Bourgogne
Judith Rainhorn, professeur d’histoire contemporaine, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Nathalie Jas, chercheuse en Science and Technology Studies à l’INRAE, IRISSO (UMR 7170-1427 Université Paris Dauphine, CNRS, INRAE)

Samedi 9 octobre

Éditer et pirater par Robert Darnton

11 h 30 – 12 h 30 | Préfecture - Salle de réception
Le Salon du livre / Présentation d’ouvrage

Comment expliquer le pouvoir du livre à l’époque des Lumières si on ignore le fonctionnement de l’industrie de l’édition ? Il importe de savoir que la moitié au moins des livres vendus en France entre 1750 et 1789 étaient piratés. Du fait des politiques centralisées de l’État, soucieux de surveillance, la Communauté des libraires et imprimeurs de Paris monopolisait les privilèges des livres et ruinait presque toute édition dans les provinces. En réaction, hors de la capitale, les libraires s’approvisionnaient de plus en plus auprès de maisons d’édition qui produisaient des livres français en des lieux stratégiques hors des frontières du royaume - dans ce que Robet Darnton appelle le "Croissant fertile" : d’Amsterdam à Bruxelles, par la Rhénanie, à travers la Suisse et en descendant vers Avignon, les éditeurs pirataient tout ce qui en France se vendait avec quelque succès. Grâce à une main-d’ouvre et à un papier peu coûteux, les contrefaçons étaient moins chères que les ouvres produites avec privilèges à Paris. En conséquence, une alliance naturelle se développa entre les libraires de province et les éditeurs étrangers qui razziaient le marché avec un esprit d’entreprise audacieux. Tel fut l’autre visage des Lumières : un capitalisme de butin.

Modérateur
Guillaume Calafat, maître de conférences, université de Paris 1

Intervenant
Robert Darnton, historien américain. ancien directeur de la Harvard University Library

« Nos archives » : autour des archives personnelles des historiennes et des historiens

14 h 00 – 15 h 00 | Maison de la magie, Salon du livre
L’histoire en débats / Table ronde

Carte blanche à la revue Entretemps

Depuis l’automne 2020, la revue Entre-Temps propose une série dédiée aux archives personnelles des historiennes et des historiens, qui sont invité·es à exhumer de leur propre fonds une archive dont elles et ils font brièvement le récit. La revue proposera lors de cette programmation d’en faire le bilan, autour d’une discussion avec plusieurs de ses contributrices et contributeurs. Cette discussion sera articulée à la lecture des textes proposés par les intervenant·es.

Modérateur
Patrick Boucheron, historien, professeur, Collège de France

Intervenants
Sylvain Venayre, professeur des universités, université Grenoble-Alpes
Valérie Theis, professeure des universités, École normale supérieure
Romy Sánchez, chargée de recherche, CNRS
Bertrand Tillier, professeur des universités, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Le métier de soldat : un travail comme les autres ?

16 h 00 – 17 h 30 | Conseil Départemental - Salle Lavoisier
L’Atelier pédagogique / Table ronde

Depuis la suspension du service national, les armées professionnelles suscitent paradoxalement l’intérêt d’une partie significative de la jeunesse scolarisée. En lien avec les programmes d’histoire des lycées, tronc commun et enseignement de spécialité, mais également en cycle quatre de collège, et en lycée professionnel, pour l’enseignement moral et civique, cette table ronde se propose d’aborder la question suivante : que signifie l’engagement dans le métier des armes au service de la nation ?

Intervenants
Bruno Modica, professeur agrégé d’histoire, lieutenant-colonel de réserve
Hervé Drévillon, historien, directeur de Mondes en guerre
Jean-Luc Cotard, communiquant, revue Inflexions

Les lectures dynamiques de la Révolution française

17 h 00 – 18 h 00 | Bibliothèque Abbé-Grégoire - Espace Adultes
Le Salon du livre / Présentation d’ouvrage

Carte blanche aux éditions Passés Composés

Les récits et les représentations de la Révolution française sont innombrables et divers, pourtant l’infographie apporte des propositions neuves en faisant ressentir simultanément la complexité et l’unité d’informations nombreuses, variées, des plus larges aux plus anecdotiques. Appliquée à une période aussi chargée en événements, aussi débattue et aussi importante, cette nouvelle narration, qui offre à la fois des synthèses et des discussions, répond particulièrement bien aux enjeux liés à cette décennie. C’est notre démarche, pragmatique et déterminée, qui sera expliquée dans cette conférence.

Modérateur
Nicolas Gras-Payen, directeur des Éditions Passés composés, Humensis

Intervenants
Jean-Clément Martin, professeur émérite, université Paris 1 Panthéon Sorbonne
Julien Peltier, data designer et historien, Passés composés

Ouvriers et ouvrières face à la désindustrialisation xxe-xxie siècles ?

17 h 30 – 19 h 00 | INSA - Bâtiment principal - Amphi Denis Papin
L’Histoire en débats / Le Lab du jeune chercheur

La désindustrialisation a déstabilisé les sociétés occidentales et en premier lieu le monde ouvrier. Les enjeux complexes de la désindustrialisation seront questionnés au prisme des ouvriers et des ouvrières, pour qui la désindustrialisation a contribué à la destruction de leur travail, quand elle ne l’a pas aussi profondément transformé. La résistance aux plans sociaux et aux fermetures – bien souvent vouée à la défaite – donnent à voir une reconfiguration des rapports de force endogènes et exogènes au monde ouvrier à travers les mouvements sociaux, le syndicalisme, et les micro-résistances. Cette « conscience de crise » modifie le regard porté sur le territoire ouvrier, disqualifié et stigmatisé comme le miroir du déclin des sociétés industrielles.

Modérateur
Romain Castellesi, A.T.E.R. en histoire contemporaine, professeur certifié de l’éducation nationale en détachement
Amandine Tabutaud, doctorante en histoire, université d’Evry

Intervenants
Noël Andrissen, professeur certifié de l’éducation nationale, doctorant à l’université de Paris Nanterre
Juliette Ronsin, doctorante contractuelle à l’École normale supérieure
Pierre Toussenot, docteur en histoire contemporaine et chercheur post-doctorant dans le projet Régalor

Dimanche 10 octobre

D’ici et d’ailleurs : Histoire globale de la France Contemporaine

9 h 30 – 11 h 00 | Université Site Jaurès - Amphi 3
Le Salon du livre / Présentation d’ouvrage

Carte blanche aux éditions La Découverte

Ouvrir l’histoire nationale au « monde », pour comprendre l’histoire complexe de ce que l’on nomme la France depuis le XVIIIe siècle, où le national, le transnational et le global ne s’opposent pas, c’est le pari d’une équipe d’historiens et d’historiennes qui ont pensé et réalisé cet ouvrage qui vient de paraitre.

Modérateur
Emmanuel Laurentin, homme de radio, France Culture

Intervenants
Anne-Sophie Bruno, maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Quentin Deluermoz, historien - professeur à l’université de Paris / directeur du laboratoire ICT
Pierre Singaravélou, historien, université Paris 1 Panthéon Sorbonne et King’s College de Londres
Michela Passini, historienne, CNRS

Un étranger nommé Picasso

10 h 00 – 11 h 00 | Château Royal de Blois - Salle Gaston d’Orléans
Le Salon du livre / Présentation d’ouvrage

Pourquoi le 18 juin 1901 Picasso est-il "signalé comme anarchiste" à la Préfecture de police, quinze jours avant sa première exposition parisienne ? Pourquoi le 1er décembre 1914 près de sept cents peintures, dessins et autres œuvres de sa période cubiste sont-ils séquestrés par le gouvernement français pour une période qui dure près de dix ans ? D’où vient l’absence presque totale de ses tableaux dans les collections publiques du pays jusqu’en 1947 ? Comment expliquer, enfin, que Picasso ne soit jamais devenu citoyen français ? Si l’œuvre de l’artiste a suscité expositions, ouvrages et commentaires en progression exponentielle à la hauteur de son immense talent, la situation de Picasso "étranger" en France a paradoxalement été négligée. C’est cet angle inédit qui constitue l’objet de ce livre. Pour l’éclairer, il faut exhumer des strates de documents ensevelis, retrouver des fonds d’archives inexploités, en rouvrir, un à un, tous les cartons, déplier chacune des enveloppes, déchiffrer les différentes écritures manuscrites. Alors tout s’organise autrement et le statut de l’artiste se révèle beaucoup plus complexe qu’on ne l’imaginait. Un étranger nommé Picasso nous entraîne dans une enquête stupéfiante sur les pas de l’artiste surdoué, naviguant en grand stratège dans une France travaillée par ses propres tensions. On le voit imposer au monde son œuvre magistrale, construire ses propres réseaux et devenir un puissant vecteur de modernisation du pays. Un modèle à contempler et peut-être à suivre.

Modératrice
Yasmine Youssi, rédactrice en chef Culture, Télérama

Intervenante
Annie Cohen-Solal, professeur des universités

Circuits migratoires et filières professionnelles de l’esclavage au xxe siècle

11 h 30 – 13 h 00 | Site Chocolaterie de l’IUT - Amphi 1
L’Histoire en débats / Table ronde

Carte blanche à l’Institut Convergence migrations

Cette table ronde interrogera les migrations de travail dans une périodisation longue, depuis l’esclavage jusqu’au second XXe siècle, à l’intersection entre l’histoire des circuits migratoires et celle des filières professionnelles : travailleurs « engagés » dans l’Océan indien, maçons italiens, mineurs marocains, ouvrier spécialisé tunisien… Toutes ces figures ont en commun un parcours migratoire qui se double d’une requalification professionnelle. L’objectif sera à la fois de déconstruire les stéréotypes associés à ces figures et d’expliquer les mécaniques à l’œuvre, au départ comme à l’arrivée, pour organiser ces mobilités géographiques et professionnelle.

Modérateur
Antonin Durand, coordinateur scientifique à l’Institut Convergence Migrations, Institut Convergence Migrations

Intervenants
Anne-Sophie Bruno, maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Alessandro Stanziani, directeur d’études à l’EHESS et directeur de recherche au CNRS
Anton Perdoncin, post-doctorant, ERC Lubartworld - EHESS
Thibault Bechini, post-doctorant, université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Enquêtes sur la France contemporaine : regards croisés du journalisme et de l’histoire

11 h 30 – 12 h 30 | Château Royal de Blois - Salle des États Généraux
Le Salon du livre / Table ronde

Cette rencontre est l’occasion d’un regard croisé à propos de deux œuvres qui partagent une même attention aux « vies minuscules », du Larzac à Montréal-la-Cluse, du quai de Ouistreham aux bas-fonds de Lyon et de Paris au XIXe siècle. Florence Aubenas et Philippe Artières dialogueront à Blois au sujet des techniques de l’enquête et de l’immersion, de la collecte des informations et des histoires, des pouvoirs du récit et de l’écriture.

Modérateur
Guillaume Calafat, maître de conférences, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Intervenants
Philippe Artières, historien - directeur de recherches, CNRS et IRIS
Florence Aubenas, journaliste Grand Reporter, Le Monde

Les damnés de la commune : dans la fabrique d’une BD et d’un film

11 h 30 – 13 h 00 | Hôtel de ville - Salle du conseil municipal
Le Cinéma / Ciné-conférence

Intervenants
Bertrand Tillier, professeur des universités, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Raphaël Meyssan, Réalisateur
Pierre Serna, professeur des Universités, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l’Institut Universitaire de France

Le Quizz de l’Histoire dessinée de la France

14 h 30 – 16 h 00 | Maison de la magie - Salle de spectacle
Le Salon du livre / Projection-rencontre

Aventure collective et créative dirigée par Sylvain Venayre, l’Histoire dessinée de la France réunit depuis 2017, à l’initiative des éditions La Découverte et de la Revue dessinée, des historiennes, des historiens, des dessinateurs et des dessinatrices. À l’occasion des Rendez-vous de l’Histoire, ceux-ci se mettent en scène, sous la forme d’un jeu interactif animé par Yann Potin. En une heure et demie et une quinzaine de tableaux qui seront autant de questions posées à l’histoire de France, ils tâcheront de résoudre des problèmes tout à la fois sérieux et loufoques : Astérix est-il vraiment Gaulois ? Peut-on dessiner le sanctuaire lyonnais des Trois Gaules ? Les guerriers goths ressemblaient-ils à l’incroyable Hulk ? Comment représenter le visage de Jeanne d’Arc ? Que dirait Ernest Lavisse s’il rencontrait Alexandre Dumas ? Et si Catherine de Médicis racontait elle-même la Saint-Barthélémy ? Derrière l’apparente fantaisie du jeu, on posera en réalité une grave question de connaissance : le dessin peut-il aider à comprendre l’histoire ?

Modérateur
Yann Potin, archiviste historien, maître de conférences associé à l’université Paris Nord-Paris 13

Intervenants
Sylvain Venayre, professeur des universités, université Grenoble-Alpes
Étienne Davodeau, auteur de bandes dessinées
Héloïse Chochois, scénariste et dessinatrice de bande dessinée
Étienne Anheim, historien, directeur des Éditions de l’EHESS
Valérie Theis, professeure des universités, École normale supérieure
Jérémie Foa, maître de conférences à l’université d’Aix-Marseille
Sylvie Joye, professeure d’Histoire médiévale à l’université de Lorraine
Florian Mazel, professeur, université de Rennes 2
Stéphane Van Damme, professeur d’histoire, École normale supérieure

Publié le 8 septembre 2021, mis a jour le mardi 28 septembre 2021

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