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Soutenance de thèse de Boris Cattan

Les haras dans la tourmente (1781-1806). Les apories de la liberté dans l’élevage du cheval dans la France révolutionnée

Boris Cattan (ED 113, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) a le plaisir de vous inviter à la soutenance de sa thèse intitulée « Les haras dans la tourmente (1781-1806). Les apories de la liberté dans l’élevage du cheval dans la France révolutionnée », réalisée sous la direction de Pierre Serna.

La soutenance aura lieu le samedi 9 décembre 2023 à 14 h au centre Panthéon, en salle 216 (12 place du Panthéon Paris 5e).

Le jury est composé de :

  • Mme Anne Conchon, professeure d’histoire moderne à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
  • Mme Corinne Marache, professeure d’histoire contemporaine à l’université Bordeaux Montaigne.
  • Mme Natalie Petiteau, professeure d’histoire contemporaine à l’université d’Avignon.
  • M. Philippe Bourdin, professeur d’histoire moderne à l’université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand.
  • M. Pierre Serna, professeur d’histoire de la Révolution française à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Résumé

Jugés essentiels pendant la Révolution française par les contemporains, les chevaux et leur élevage n’ont jamais l’objet d’études approfondies par les historiens. Pourtant, la Révolution va profondément transformer les conditions de production de cet animal et les guerres vont considérablement ponctionner son cheptel.

Des réformes sont tentées et échouent à la fin de l’ancien régime sous la direction des marquis et du duc de Polignac. Elles cherchent à établir un élevage original situé entre le modèle libéral anglais qu’ils croient impossible à adopter en France et les traditions interventionnistes et centralisatrices françaises qui ont montré leurs limites. Se pose avant la Révolution la question du degré de liberté qu’il faut autoriser dans cette activité.

Dès le début de la Révolution française, l’Assemblée constituante opte pour un élevage du cheval libéré des entraves réglementaires en abolissant le « système odieux » des haras royaux. Mais la guerre déclenchée en 1792 et les besoins pressants des armées en chevaux que l’élevage national peine à surmonter, obligent la Convention dans le cadre d’une économie de guerre a reconsidéré cette position.

Pendant quatorze ans, les gouvernements successifs vont chercher, dans des circonstances troubles, un équilibre entre d’une part l’initiative privée qu’ils comptent promouvoir et protéger, et d’autre part l’intervention de l’État jugée indispensable.

Publié le 23 novembre 2023

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