↑

Accueil > Vie scientifique > Soutenances de thèses et HDR

Soutenance de thèse de Marie Brualla Challet

Médecine et colonisation en Océanie française. Pratiques et regard des médecins de la Marine et des Colonies sur les populations océaniennes (1860-1960)

Marie Brualla Challet (ED 113, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) soutient sa thèse intitulée « Médecine et colonisation en Océanie française. Pratiques et regard des médecins de la Marine et des Colonies sur les populations océaniennes (1860-1960) », préparée sous la direction de Bruno Belhoste, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et de Patrick Louvier, maître de conférences à l’université Paul Valéry-Montpellier III), avec le soutien du Labex Hastec.

La soutenance se tiendra le mercredi 11 octobre 2023 à partir de 14 h, dans la salle 6 (aile Soufflot, esc. M, 2e ét.) du centre Panthéon de l’université Paris 1, 12 place du Panthéon, Paris 5e.

Il est également possible d’y assister en visioconférence :
https://pantheonsorbonne.zoom.us/j/97250600411?pwd=YkU2QkluMXl0RGJIR1V1Yi9iQXVvdz09

Le jury sera composé de :

  • Mme Hélène Blais, professeure des universités, École normale supérieure – PSL 
  • Mme Claire Fredj, maîtresse de conférences HDR, université Paris Nanterre (rapportrice)
  • Mme Sarah Mohamed-Gaillard, maîtresse de conférences, Inalco
  • M. Gwénael Murphy, professeur des universités, université de la Réunion (rapporteur)

Mots-clés

  • Colonisation française – Médecine coloniale – Histoire des savoirs – 1860-1960
  • Histoire des politiques de santé – Océanie française – Nouvelle-Calédonie – Polynésie française 
  • Anthropologie – Médecins de la Marine et des Colonies – Service de santé militaire

Résumé

Du milieu du xixe siècle jusqu’aux années de la décolonisation, les médecins militaires de la Marine et des Colonies constituent, avec les missionnaires, la seule présence savante pérenne en Océanie française. Or, cette région, comprenant la Nouvelle-Calédonie, les Établissements français de l’Océanie (Polynésie française), Wallis-et-Futuna et les Nouvelles-Hébrides (Vanuatu), constitue le parent pauvre de l’historiographie française et, a fortiori, de celle sur la santé en situation coloniale.

À la croisée de l’histoire coloniale, de l’histoire des savoirs, des représentations, et de celle de la médecine, et empruntant quelques notions clefs à l’histoire du genre ou encore à celle du corps, ce travail entend contribuer à poser les premiers jalons d’une étude globale de la médecine coloniale en Océanie française, et de ses spécificités régionales. Il se présente comme l’esquisse d’un panorama, à travers une étude croisée de ces colonies, de la place et de l’évolution de la médecine et de la santé coloniales sur ces territoires, de leurs fondements théoriques, législatifs mais aussi pragmatiques, de leurs difficultés, de leurs accommodements, au prisme des médecins de la Marine et des Colonies.

On s’intéressera aux interactions et aux rapports de ces derniers avec les populations autochtones, au travers de leurs diverses fonctions et occupations (politiques, administratives, savantes…) dans la société coloniale. En outre, les savoirs produits par ce groupe socio-professionnel relativement homogène reflètent, tant par la typologie des écrits médicaux et anthropologiques, que par le choix des sujets étudiés, l’évolution des paradigmes scientifiques de la période considérée, et notamment du tournant du siècle.

Publié le 6 octobre 2023, mis a jour le mercredi 11 octobre 2023

Version imprimable de cet article Version imprimable
Accueil du site IHMC
 
Institut d'histoire moderne
et contemporaine – UMR 8066
ENS, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris
+33 (0)1 44 32 32 86
contact-ihmc@ens.fr
Facebook X YouTube