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Soutenance de thèse d’Olivier Aranda

La Marine de la République à Brest et dans l’Atlantique 1792-1799 : direction politique, stratégie, opérations

Olivier Aranda (ED 113, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) a le plaisir de vous annoncer la soutenance de sa thèse d’histoire, intitulée « La Marine de la République à Brest et dans l’Atlantique 1792-1799 : direction politique, stratégie, opérations », préparée sous la direction du professeur Pierre Serna (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et du professeur émérite Pierrick Pourchasse (université de Bretagne Occidentale).

La soutenance aura lieu le samedi 2 décembre, à partir de 14 h, en Sorbonne, (17 rue de la Sorbonne, Paris 5e), au sein de l’Amphithéâtre Bachelard.

Le jury sera composé de :

  • M. Olivier Chaline, professeur, Sorbonne Université
  • M. Philippe Jarnoux, professeur, université de Bretagne Occidentale
  • Mme Caroline Le Mao, professeure, université Bordeaux Montaigne
  • Mme Anne de Mathan, professeure, université Caen Normandie
  • M. Pierrick Pourchasse, professeur, université de Bretagne Occidentale
  • M. Michael Rapport, professeur, université de Glasgow
  • M. Pierre Serna, professeur, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Vous êtes chaleureusement conviés à la soutenance, ainsi qu’au pot qui suivra la délibération, à partir de 18h environ, à la bibliothèque de l’IHRF, toujours au sein de la Sorbonne.

Pour des raisons d’organisation et de calcul de places, merci d’écrire à Olivier Aranda (olivier.aranda@yahoo.com) si vous pensez pouvoir venir à l’une ou à l’autre, dès que possible, et pour le dimanche 26 novembre au plus tard. Une pièce d’identité devra être présentée par les personnes extérieures à Paris 1 et la vérification des sacs peut être demandée.

Photo de la soutenance  (© Boris Gabriels / Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Photo de la soutenance  (© Boris Gabriels / Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Photo de la soutenance (© Boris Gabriels / Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Photo de la soutenance  (© Boris Gabriels / Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Photo de la soutenance  (© Boris Gabriels / Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Photos de la soutenance prises par Boris Gabriels (coordination des bibliothèques d’Histoire / Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Résumé

La période de la 1ère République est perçue comme un temps de désastres pour la marine française ; en particulier de ce fait, elle n’a reçu que très peu d’attention de la part des historiens. L’idée que la marine est un instrument technique, incompatible avec des principes révolutionnaires niveleurs, semble faire consensus. Pourtant, une reprise détaillée de la direction politico-stratégique des forces navales articulée à une étude opérationnelle approfondie de la période permet de contester l’idée d’une contradiction entre Révolution et marine, ainsi que de nuancer fortement la pertinence des causes généralement mises en avant pour les échecs de la période, notamment le renouvellement des officiers.

La République a en réalité formulé et appliqué différentes stratégies navales, au milieu de difficultés importantes, liées en particulier au rapport de force défavorable et au contexte de guerre civile. De fait, l’effet des insurrections vendéennes et chouannes sur l’hinterland atlantique de la France ainsi que sur les priorités stratégiques de la marine est généralement sous-estimé. La stratégie navale menée par la République, malgré ce contexte, est marquée par la recherche de la bataille décisive devant être gagnée par des armes nouvelles développées à Meudon, à partir de l’automne 1794. Après l’échec de ces armes, la direction de la guerre réagit en menant une stratégie indirecte de harcèlement naval caractérisée par le refus de la bataille, en l’associant à un droit de la mer visant à attirer la faveur des neutres, une décision dictée par le rapport de force et qui entraîne de réels succès. Ceux-ci viennent nuancer la lecture stratégique traditionnelle de la période, dans la lignée de Mahan, qui voit dans le refus de la bataille sur mer une condamnation à l’échec.

L’étude de la stratégie indirecte impose de replacer la guerre navale dans sa dimension atlantique et coloniale, en prenant au sérieux les opérations dans tout l’Atlantique : attaques de convois, tentatives de débarquements en Europe, notamment en Irlande, mais aussi usages militaires des théâtres antillais et guyanais. Parmi ces derniers, les combats contre la traite des noirs menés par la marine française, avec l’aval du ministre Truguet, montrent la charge politique que conserve la marine républicaine jusqu’à une date tardive. Durant toute la période, les opérations et la stratégie sont discutées au sein de la sphère publique et politique ; à l’inverse, les fluctuations politiques de la période influent à leur tour sur les réalités navales.

Publié le 20 novembre 2023, mis a jour le mercredi 24 janvier 2024

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