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Du mercredi 11 au vendredi 13 juin 2025
Le Minotaure
8 rue César de Vendôme, Vendôme (41)
Contact : lesamisderochambeau@gmail.com
Colloque International du Tricentenaire de Rochambeau 1725 – 2025, organisé par l’association des Amis de Rochambeau, avec le soutien de l’IHMC, du ministère des Armées, de la ville de Vendôme, de la communauté d’agglomération Territoires vendômois, du département du Loir-et-Cher et de la région Centre-Val-de-Loire.
Inscription obligatoire pour la conférence du vendredi soir.
9 h – Ouverture du colloque
9 h 30 – Les horizons sociaux de Rochambeau, en Vendômois et dans le royaume
Par Jean Vassort, agrégé d’Histoire, professeur honoraire de Première supérieure et de Lettres supérieurs au lycée Descartes de Tours.
Différents horizons sociaux de de Jean-Baptiste de Rochambeau. Horizon seigneurial : les Vimeur, originaires d’Anjou, sont seigneurs de Rochambeau depuis le 16e s.. Horizon urbain, à Vendôme, en hôtel de Courtenvaux. Le père est bailli d’épée et gouverneur. Il existe d’autres connexions : les La Porte, fermiers généraux et intendants à Meslay en 1719, Lavoisier, grand chimiste ; chargé de la régie des poudres. L’évêque de Blois Crussol d’Uzès, avec qui la famille va souvent à Véretz chez le duc d’Aiguillon : rencontre la princesse de Conti. Il épouse la fille d’un riche Portugais proche des affaires militaires. Benjamin Franklin, ami de Jacques-Donatien Le Ray de Chaumont, et du physicien Charles, qui fréquente le château du Plessis-Fortia, non loin de Thoré. Des contacts avec le maréchal de Richelieu, ou avec Choiseul, découlent de ses campagnes ou de ses déplacements. Ces notations montrent l’importance des relations entretenues dans le monde de la cour, de la finance et de l’administration de la guerre.
10 h – De Vendôme à Blois, pour échapper à l’emprise janséniste
Par Jean-Jacques Loisel, ancien élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud (1963-1968), professeur honoraire d’histoire-géographie. Il est animateur des Éditions du Cherche-Lune qui se consacrent à l’histoire et au patrimoine de la région et vice-président de la Société archéologique du Vendômois. Il a écrit de nombreux articles et plusieurs ouvrages sur le Vendômois
Les jeunes fils du marquis de Rochambeau commencèrent leur scolarité au collège des oratoriens de Vendôme, en 1730. Les idées jansénistes y étaient alors fort répandues, comme dans la ville et aux alentours. En 1736, l’évêque de Blois, Mgr de Crussol d’Uzès, réussit à persuader ses parents de lui confier Jean-Baptiste Donatien pour poursuivre ses études au collège des jésuites de Blois. Le décès de son frère aîné, l’année suivante, réduisit ce séjour blésois à quelque six mois, ramenant le cadet à Vendôme et au collège de l’Oratoire, jusqu’à son départ vers un exceptionnel destin militaire. La suite de la vie du maréchal montra son attachement indéfectible au collège de Vendôme, où il avait reçu l’essentiel de son éducation : la richesse et la diversité de sa bibliothèque en portaient témoignage, tout comme le bon accueil réservé aux collégiens conduits, de temps à autre, en promenade au château de Rochambeau.
11 h – Les propriétés du Maréchal de Rochambeau
Par Jean-Jacques Renault, inspecteur général de l’agriculture honoraire, membre de la Société Archéologique du Vendômois (SAV), s’intéresse à l’histoire locale vendômoise depuis 1996. Il est notamment l’auteur d’une biographie de César de Vendôme (éd. du Cherche-Lune, 2015). Il a publié des articles dans le bulletin de la SAV sur divers sujets (César de Vendôme, démographie de Naveil, duché de Vendôme, Édouard Prillieux, collège des Oratoriens, toponymie…).
Une revue des sources permet de dresser un inventaire incomplet des propriétés des Rochambeau au xviiie siècle. Elle révèle un patrimoine étendu (plus de 120 biens : châtellenie, métairies, bois, moulins, châteaux, hôtels particuliers...) mais morcelé, s’étendant sur cinq départements et plusieurs dizaines de paroisses, parfois éloignés du château de Rochambeau. Pas de seigneurie titrée malgré les titres portés (marquis, comte, vicomte), ni d’unité territoriale des propriétés. Cette revue met aussi en relief les fluctuations du patrimoine au fil des successions.
Le défaut de vue exhaustive contraint à une analyse pragmatique des données recueillies en s’appuyant sur la notion de seigneurie de paroisse, sur les titres portés par les seigneurs de Rochambeau et sur l’importance des possessions relevant du régime féodal ou non.
11 h 30 – Les transformations de la ville de Vendôme à l’époque de Rochambeau
Par Gaël Simon, archéologue urbain, docteur en Histoire, chargé de cours à l’université de Tours, maître de conférences à l’École d’Architecture de Paris-Val-de-Seine.
L’enfance de Rochambeau (1725-1740), Vendôme demeure marquée par les structures de l’Ancien Régime. La ville reste organisée autour de ses élites religieuses et nobiliaires, qui en façonnent l’espace et les dynamiques sociales. Le tissu urbain, reste largement figé, héritier des grands chantiers de la fin du xviie siècle ; seules quelques réparations ponctuelles témoignent d’une gestion conservatrice du bâti. Période 1740-1789, marquée par de profondes mutations. Rochambeau, souvent absent pour raisons militaires, revient régulièrement dans une ville en transformation. Les ordres religieux rénovent leurs établissements, la municipalité, engage une série d’aménagements d’ordre hygiéniste et esthétique. La ville se militarise. Enfin période (1790-1807) bouleversements révolutionnaires et leurs prolongements sous l’Empire. L’espace urbain est réorganisé selon une logique idéologique et fonctionnelle. Si Vendôme échoue à devenir chef-lieu de département, elle s’inscrit néanmoins dans les dynamiques nationales. Le château, morcelé et vendu, est peu à peu démoli.
14 h 15 – La marquise de Rochambeau chez les Orléans : se voir confier une éducation de prince
Par Pascale Mormiche, est agrégée de l’Université et docteure en histoire moderne. Elle appartient au laboratoire DYPAC de l’UVSQ (université de Versailles-Saint-Quentin). Spécialiste de l’éducation des princes, des princesses et des élites.
Poursuit ses recherches sur l’histoire de l’éducation, l’histoire des disciplines scolaires, les Maisons des Enfants de France, les grossesses, le personnel féminin et masculin à la cour de France.
L’éducation des enfants dans la maison d’Orléans fait l’objet d’une attention particulièrement marquée. À cette époque, les princes d’Orléans adoptent le modèle éducatif en usage à la cour royale, qui confie dans un premier temps la formation des enfants aux femmes avant un passage aux hommes, toutefois, celui-ci s’opère de manière plus précoce que chez les princes royaux. Le choix du personnel éducatif s’inscrit également dans une logique de fidélité domestique : les Orléans recrutent au sein de leur propre clientèle. C’est ainsi que Mme de Rochambeau est nommée gouvernante des enfants. Bien que la documentation à son sujet reste lacunaire, il apparaît qu’elle assuma cette fonction auprès de Louis-Philippe-Joseph pendant cinq ans, et auprès de sa sœur Bathilde durant quinze années.
14 h 45 – Le camp de Vaussieux : Une dispute théorique avant la pratique
Par Quentin Censier. Ingénieur de formation, il anime depuis 9 ans la chaine Youtube Sur le Champ sur laquelle il vulgarise l’histoire de la guerre. Il a également obtenu un Master recherche en Histoire et est actuellement en thèse, travaillant sur les lieux du savoir militaire à la fin du xviiie siècle.
Le but de cette intervention sera donc, après une exposition du contexte intellectuel ayant motivé cette expérience, de comprendre précisément les ressorts du camp de Vaussieux, ses motivations, ses conséquences mais aussi de mieux comprendre le rôle joué par la figure de Rochambeau et en quoi celui-ci nous renseigne sur les dynamiques du savoir militaire durant la seconde moitié du xviiie siècle."
15 h 45 – Rochambeau en Amérique : les raisons d’un choix
Par Matthieu Haroux, agrégé d’Histoire-Géographie, Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, Université de Québec à Montréal et Paris 1 Panthéon-Sorbonne, thèse : Jean-Baptiste de Rochambeau : une carrière (1725-1807). Expérience de la guerre, pensée militaire et stratégie d’élévation au siècle des réformes et des révolutions, entre Europe et Amérique
« Il convenait, écrira le ministre Montbarrey, de mettre à la tête du secours envoyé en Amérique, un chef instruit, qui eût de la réputation militaire, et qui, pût être agréable à la foule des étourdis qui désiraient servir dans cette guerre ». Engagée aux côtés des insurgés américains dans la guerre contre l’Angleterre, la France de Louis XVI cherche alors à retrouver son honneur après son humiliante défaite de la guerre de Sept ans. En 1780, un corps expéditionnaire est constitué sous le commandement en chef de Rochambeau.
Choisi parmi plus de trois cents lieutenants généraux, Rochambeau s’est d’abord distingué pendant les guerres de Succession d’Autriche et de Sept ans avant de s’engager dans la réforme de l’armée française (avancement des officiers, l’amélioration les conditions de vie des soldats, la lutte contre la désertion). Rochambeau bénéficie en outre d’une solide réputation en matière de discipline militaire. Prudent, il s’est également toujours tenu à une distance raisonnable de la cour dont il connaît les rouages, à une époque où les nominations sont le jeu des factions et de leur arbitrage.
Destiné initialement à commander l’avant-garde d’un débarquement en Angleterre, Rochambeau doit enfin pour maintenir une « belle entente » entre à la fois les Français et les Américains, les différentes composantes de l’armée (infanterie, cavalerie, génie), la terre et la mer.
16 h 15 – Les soldats de Rochambeau
Par Robert A. Selig, titulaire d’un doctorat en histoire de l’Université de Würzburg en Allemagne. Il est spécialiste du rôle des forces françaises sous le comte de Rochambeau pendant la guerre d’indépendance américaine et a publié de nombreux articles dans des revues et des anthologies d’histoire populaire et universitaire française, anglaise et allemande. Il est également historien du projet Washington Rochambeau Revolutionary Route National Historic Trail.
En juillet 1780, Rochambeau et environ 5 300 hommes débarquent à Newport (RI). Les contrôles nous indiquent leurs noms, âges, tailles, la région d’où ils venaient, quand et pour combien de temps ils se sont enrôlés. La majorité d’entre eux parlaient français, environ 25 % parlaient l’allemand.
Avec les journaux de Georg Daniel Flohr du Royal Deux-Ponts de langue allemande, d’André Amblard du Régiment Soissonnais et d’un grenadier anonyme du Bourbonnais, nous apprenons les expériences des hommes de troupe dans un monde vraiment nouveau pour eux.
En croisant les statistiques des contrôles et des observations des trois hommes et en les comparant avec les observations de leurs officiers, cet exposé présentera les réponses des soldats de Rochambeau à leurs expériences en Amérique, pendant leur séjour et après leur retour en France à l’approche de la Révolution française.
19 h – Un Dragon au service du Roi
Conférence réservée aux personnes préalablement inscrites :
Par Florence Prudhomme, docteure en histoire moderne, archéologue sous-marine. Passionnée par la plongée sous-marine, de niveau professionnel de Classe IIB hyperbare pour des chantiers de fouilles sous -marins en France et à l’étranger. Fascinée par le monde du silence, plusieurs articles sur l’histoire du développement subaquatique et les premiers équipements de plongée ont été publiées.
Au tout début du xxie siècle, une équipe d’archéologues plonge sur l’épave d’un petit navire de guerre du xviiie siècle, au nord de l’actuelle République Dominicaine. Sa coque est de fabrication américaine, ses canons sont écossais et les boutons d’uniformes sont français. La recherche aux Archives nationales permet de résoudre l’énigme : il s’agit de la corvette française Dragon du chevalier de l’Espine, détruite en janvier 1783. L’enquête révèle le destin de l’officier de la Marine L’Espine, en amont puis en aval de son fait d’armes de janvier 1783. Officier de la Marine de Louis XVI, L’Espine participe à la guerre de l’Indépendance américaine et plus tard à des missions secrètes françaises de renseignement naval. La Révolution française vient briser ses espérances et l’oblige à l’exil en Autriche.
9 h – Dans l’entourage de Rochambeau, table ronde
Louis de Lauberdière (aide de camp de Rochambeau)
Par Jonathan de Chastenet, enseignant-chercheur au Centre d’Etudes de la Langue et des Littératures françaises à l’Université de la Sorbonne, auteur d’une présentation du Journal de la campagne d’Amérique de Louis de Lauberdière, Saint-Léger Éditions, 2020.
Mathieu Dumas (aide de camp de Rochambeau) et Chastellux (major général)
Par Iris De Rode, historienne, chercheuse postdoctorale au Karsh Institute of Democracy de l’Université de Virginie, et spécialiste des relations franco-américaines au xviiie siècle. Autrice d’un ouvrage primé sur François-Jean de Chastellux, publié chez Honoré Champion et lauréat du Prix Guizot de l’Académie française en 2023 et une publication des travaux sur Mathieu Dumas, aide de camp de Rochambeau.
Étude de la relation entre François-Jean, chevalier de Chastellux, et le comte de Rochambeau, comment leur collaboration sur le terrain s’inscrit dans une vision partagée de la guerre, héritée des Lumières militaires. Choisis pour leurs compétences militaires, leur loyauté envers le roi et leur capacité à incarner un nouveau type de commandement fondé sur la raison, la coopération interalliée et une fine compréhension du terrain humain. Le jeune officier Mathieu Dumas joue un rôle clé en tant qu’aide de camp, d’abord de Chastellux, puis de Rochambeau. Un commandement à la fois éclairé et collectif est mis en valeur, où la guerre devient un laboratoire pour les idées des Lumières et propose une lecture renouvelée de l’alliance franco-américaine.
Le Livre d’ordres de Rochambeau
Par Arnaud Blondet, professeur certifié d’Histoire géographie et éducation morale et civique en collège. Président de l’association les Chasseurs de Rochambeau dont le but est de promouvoir l’histoire de cette expédition lors de manifestations culturelles.
Les rituels dans l’armée de Rochambeau à Newport. Les défis de la projection d’une armée des Lumières militaires à l’autre bout du monde. Relations transatlantiques et culture européenne au carrefour des mentalités.
10 h – The French in Newport (RI)
Par Rebecca Bertrand, directrice exécutive de la Newport Historical Society.
10 h 30 – L’approvisionnement des troupes françaises pendant la guerre d’indépendance américaine
Par Marc Boulanger, professeur certifié d’Histoire-Géographie. Capitaine de réserve, chargé de missions de tri et classement des archives anciennes à la DATIG au SHD, 1996 : DEA université de Paris I Panthéon-Sorbonne,
Une première partie définit les besoins en termes d’approvisionnement des troupes et de souligner la diversité des fournitures nécessaires dans cette campagne de 1781-1783. Une seconde partie met en suite en lumière les méthodes les plus courantes employées pour répondre aux besoins d’approvisionnement des armées. Une dernière partie évoquera le projet d’administration royale ou régie à la fin du xviiie siècle, destiné à rationnaliser l’approvisionnement des armées.
11 h 15 – L’opération combinée Terre-Mer entre de Grasse et Rochambeau
Par Jean-Marie Kowalski, maître de conférences en histoire contemporaine à l’École navale, habilité à diriger des recherches, détaché de Sorbonne Université. Il a coordonné avec Olivier Chaline, Professeur à Sorbonne Université, un programme de recherche relatif à l’expédition de l’armée navale du comte de Grasse (1781-1783), qui a permis notamment la publication de L’amiral de Grasse et l’indépendance américaine. Commander en opérations, Paris, SUP, 2023 et de Sea Power ? de Grasse et Vaudreuil (1781-1783), durer en opérations, Paris, SUP, 2025 (avec Pierre Le Bot)
L’analyse portera d’abord sur la genèse de cette opération, en examinant le cadre interallié et les contraintes politiques et militaires. La correspondance adressée à de Grasse, et notamment la lettre de Castries datée du 17 mars 1781, illustre la nécessité de concilier les objectifs français en Amérique septentrionale avec les projets de la cour d’Espagne aux Antilles, tout en agissant en tant qu’auxiliaire des Espagnols. De Grasse dut faire preuve d’une grande intelligence politique pour obtenir le soutien financier de Bernardo de Galvez, gouverneur de Cuba, tout en menant l’opération avec ses propres forces navales. La coordination avec Rochambeau et Washington était également primordiale, de Grasse correspond avec lui dès le début de son expédition.
11 h 45 – Les officiers du génie français dans la guerre d’indépendance des États-Unis
Par Martin Barros, chargé d’études documentaires et adjoint du chef du département de la bibliothèque du Service historique de la Défense, contributeur à des livres, colloques, revues, documentaires et groupes d’études sur le thème de l’architecture militaire et du corps du génie du xviie siècle au xxe siècle.
14 h – Enjeux et perspectives de la campagne militaire de Yorktown
Par le général Vincent de Kytspotter, Général de Brigade, chef de la représentation militaire et de la défense française près les Nations-Unies à New-York, docteur en science politique de l’U. Paris 2 Panthéon-Assas. Membre de la Société des Cincinnati du Connecticut et auteur d’un livre à paraître chez Perrin portant sur La Victoire de Yorktown.
La victoire de Yorktown marque un tournant dans l’histoire militaire moderne, c’est le pivot nord-américain qui va consacrer la naissance des États-Unis et marquer l’histoire du monde jusqu’à aujourd’hui. Cette campagne militaire marque tout à la fois la fin d’un monde et le début d’un autre. C’est surtout une victoire militaire qui restaure l’honneur des armées françaises après la défaite de la Guerre de Sept Ans et par là, la place de la France dans le monde. La coalescence des forces alliées, françaises et américaines, et l’arrivée concomitante du corps expéditionnaire terrestre du général de Rochambeau et de la flotte de l’amiral de Grasse en Chesapeake, en août 1781, ont résolument créé les conditions favorables à cette victoire. Le génie militaire et la brillance des officiers généraux français, sublimés par la bravoure des soldats et marins français, ont permis d’emporter la victoire finale. Les armées françaises en sortent profondément modifiées, tant dans leur fonctionnement que par leurs systèmes d’armes innovants, testés in situ. L’engagement militaire français en Amérique, avec ses deux mille deux cent douze morts tombés au champ d’honneur, a donc été résolument le point de rupture déterminant qui a permis l’indépendance des États-Unis mais a également préparé les armées de la République et de l’Empire.
14 h – Rochambeau et l’Alsace
Par Guillaume Lasconjarias, directeur des Études et de la Recherche à l’institut des hautes études de défense nationale, professeur associé PAST à Sorbonne Université, auteur d’Un air de majesté : gouverneurs et commandants dans l’Est de la France, Paris, CTHS, 2010.
15 h 30 – Rochambeau, maréchal de France et commandant en chef de l’armée du Nord
Par Fadi El Hage, chargé d’études documentaires aux Archives nationales (Pierrefitte-sur-Seine), auteur d’une dizaine d’ouvrages consacrés à l’histoire de la France et de la monarchie française du xvie au xixe siècle, dont l’Histoire des Maréchaux de France à l’époque moderne, Paris, Nouveau Monde éditions / DMPA, 2012 et Une occasion manquée : la réédition de l’Histoire de Polybe commentée par Folard (1753), Paris, Classiques Garnier, 2023.
16 h – Rochambeau en héritage
Par Jacques-Olivier Boudon, ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé et docteur habilité en histoire. Il est professeur d’histoire de la Révolution et de l’Empire à la faculté des Lettres de Sorbonne Université, directeur du Centre d’histoire du xixe siècle et président de l’Institut Napoléon. Il est aussi l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages, pour beaucoup consacrés à l’histoire napoléonienne.
La postérité du maréchal de Rochambeau passe naturellement par la mémoire entretenue autour de sa personne, mais aussi par la transmission en héritage de la vocation militaire. Evoquer cet héritage revient d’abord à étudier le parcours de Donatien de Rochambeau, dont la carrière est trop souvent réduite à son rôle au cours de l’expédition de Saint-Domingue. Or son parcours mérite attention. Il est en effet l’un des 2248 généraux de la Révolution et de l’Empire, mais ils ne sont pas si nombreux les généraux originaires de la noblesse à être entrés dans l’armée sous l’Ancien Régime et à avoir traversé la Révolution. Ce dernier a aussi pu mesurer combien son héritage perdurait en voyant son unique petit-fils entrer dans la marine en 1801, à seulement quatorze ans, puis participer à l’expédition de Saint-Domingue, reproduisant le schéma d’un fils accompagnant son père de l’autre côté de l’Atlantique. Le maréchal a vu ensuite son petit-fils passer dans l’infanterie, puis dans la cavalerie, s’illustrer lors des campagnes de 1805 à 1807 et a su, avant de mourir, qu’il avait été fait lieutenant après la bataille d’Eylau.
Publié le 26 juin 2025
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