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Mercredi 17 juin 2026, de 9 h à 18 h 30
Amphithéâtre Dupuis, centre Malher
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
9 rue Malher, Paris 4e
Contact : je-doct.ihmc@univ-paris1.fr
Organisateurs : Camille Bougault-Mathias (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Héloïse Cornelius (université Paris 1), Mathieu Gruau (EHESS), Marcelin Portela (université Paris 1), Pelayo Venta Ibaseta (université Paris 1)
Dans un contexte où les crises politiques, économiques, environnementales ou sanitaires mobilisent nos attentions et où la notion même de crise est un outil heuristique, l’historien peut apporter du recul sur les dynamiques passées ayant conduit aux situations actuelles. Cette journée d’étude vise à aborder un large panorama de stratégies de réponses aux crises sous leurs aspects spatiaux, identitaires et mémoriels.
La définition de la notion de crise fait depuis longtemps débat, en raison de sa nature polysémique. Elle peut désigner une période brève d’instabilité et de troubles brusques, mais aussi des périodes longues au cours desquelles des structures dysfonctionnelles perdurent. Les crises sont aussi vues comme annonciatrices de changements d’ampleur mettant fin à des systèmes restés stables pendant longtemps. Enfin, la crise peut jouer un rôle de révélateur d’antagonismes entre les forces et les composantes des sociétés, ainsi que des capacités des sociétés à tirer parti des difficultés et à prendre des mesures palliatives. Lors des crises, les cloisonnements s’effondrent : les frontières institutionnelles deviennent poreuses ; les transactions entre acteurs ne sont plus régies par les règles habituelles. L’historiographie porte autant sur l’attitude des institutions face à la crise que sur celle des individus. Elle s’intéresse également à la légitimation des crises, mais aussi à des moments tels que « l’état de crise », la « fin de crise », en allant jusqu’à poser la question d’une crise des modes de gestion des crises.
La multiplicité des dimensions couvertes par la notion de crise peut donc servir à nourrir des cas d’études inscrits dans des échelles d’observation variées et portant sur une diversité d’acteurs. Nous proposons de tirer parti de cette pluralité de significations pour appeler à des approches suivant des angles multiples. Aussi trois éléments, qui peuvent fournir autant d’axes de réflexion, se distinguent : la question des ressources en crises ; la construction et la (re)négociation d’identités à l’occasion des crises ; enfin, la mémoire des crises comme élément constructeur de potentielles légitimités.
Cette journée sera l’occasion de faire dialoguer des doctorants et des jeunes docteurs spécialistes de domaines variés et travaillant sur les périodes moderne et contemporaine, membres de l’IHMC ou de laboratoires extérieurs.
Voir l’appel à communications.
8 h 45 | Accueil des participant·es
Discutante : Martina Mampieri (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, IHMC)
L’inoculation de 1721-1722 à Boston : mémoires conflictuelles d’une crise coloniale
Quentin Bourgault (ENS-PSL, IHMC)
Résister à l’embarquement outre-Atlantique : luttes et stratégies des captifs transportés depuis les baies royales du Gabon (1740-1791)
Philippe Bessière (Paris 1, IHMC) [en ligne]
10 h 35 | Pause
La réception du Chagrin et la Pitié (1971) : une crise de la mémoire nationale ?
Simon Rozel (Paris 1, HiCSA)
L’usine abandonnée, la survivance d’une mémoire de crise
Antony Dussart (Paris 1, IHMC)
11 h 50 | Pause déjeuner
Discutant : Nicolas Lyon-Caen (CNRS, IHMC)
De nouvelles ressources pour l’étude des crises transfrontalières ? Compter, renseigner, justifier en terre neutre dans les Ardennes (xvie–xviie siècles)
Édouard Chrétien (université de Reims Champagne-Ardenne, CERHIC)
Finances royales et élites sociales : la crise de la monarchie française d’Ancien Régime ou la désintégration du compromis louisquatorzien (1787-1790)
Benoît Carré (université de Trèves, IRHiS)
14 h 05 | Pause déjeuner
Lever l’armée de la Nation : la ressource humaine militaire catalyseur de crise dans l’Ouest de la France en mars 1793
Pascal Gateau (Paris 1, IHMC)
Crise de ressource et construction des identités collectives : les évènements de 1848 en Barousse
Vincent Baron (université Paris-Saclay, CHCSC)
15 h 20 | Pause
Discutant : Jean-Marie Le Gall (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, IHMC)
Terminer la Révolution par l’écriture d’une constitution en 1795
Marcelin Portela (Paris 1, IHMC)
De la neutralisation des tribus à la patrimonialisation du bédouin : crises identitaires et construction nationale en Arabie saoudite (1964-2000)
Camille Bougault-Mathias (Paris 1, IHMC)
16 h 55 | Pause
Redéfinir la communauté en contexte de crise. Biarritz et ses cagots (xviie–xviiie siècles)
Emma Duteil (Aix-Marseille Université, TELEMME)
Jacques Denis Allain ou la trajectoire professionnelle tourmentée d’un officier de police dans une ville en révolution (Caen, 1792-an IX)
Félix Brêteau (université de Caen-Normandie, HisTeMé)
Publié le 2 juin 2026, mis a jour le dimanche 7 juin 2026
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