"})
↑
 

Accueil > Le Laboratoire > Annuaire des membres > Doctorant·es > PEUCH-LESTRADE Zoé

Zoé Peuch-Lestrade

Doctorante

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (ED 113)
Université nationale et capodistrienne d’Athènes

↑

Formulaire de contact

Une copie de ce message vous sera envoyée automatiquement.

Tous les champs sont obligatoires.

Faites deux retours à la ligne pour séparer les paragraphes de votre message. Autrement, le texte sera écrit sur une seule ligne.

Depuis septembre 2025, elle est ATER en histoire contemporaine à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Thèse

Sujet : Les sciences physiques, laboratoire de la science nationale en Grèce. Histoire matérielle, financière et transnationale d’une autonomisation disciplinaire (1830-1922)

Directeurs de thèse : Jean-Luc Chappey (ED 113, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Nicolas Manitakis (université nationale et capodistrienne d’Athènes)

Première inscription : octobre 2022

Thèmes de recherche

  • Histoire des savoirs des xixe et xxe siècles (partage, institutionnalisation, circulation, financement)
  • Histoire des universités européennes (xixe et xxe siècles)
  • Histoire de la construction étatique en Grèce contemporaine

Activités au sein de l’IHMC

  • Depuis décembre 2023 : Élue au conseil de laboratoire, représentante des doctorant·es (mandat de 30 mois).
  • 2023-2025 : Co-organisatrice de l’Atelier doctoral de l’IHMC, séminaire doctoral mensuel, Sorbonne / ENS-PSL, Paris.

Résumé de la thèse

Cette présentation a été publiée dans la lettre d’information de l’IHMC d’avril 2025

Cette thèse entreprend d’expliciter les processus politique, matériel et financier qui sous-tendent la constitution d’un champ scientifique spécialisé en Grèce. Les dynamiques de spécialisation disciplinaires ont été peu interrogées dans l’historiographie, souvent réduites à des questions d’ordre épistémologique et relevant de l’histoire des idées. L’autonomisation des sciences physiques en Grèce entre le début du xixe siècle et le tournant du xxe siècle mérite pourtant d’être étudiée à l’aulne des enjeux de construction de ce jeune État, mis sous la tutelle des grandes puissances européennes. En effet, la présence d’un roi bavarois à la tête du royaume dès 1833 illustre cette ingérence, alors que le protocole de Londres établissait l’indépendance de la Grèce vis-à-vis de l’Empire ottoman le 3 février 1830. Dans un contexte de philhellénisme européen, l’université d’Athènes est fondée en 1837 selon le modèle universitaire bavarois, avec le projet de ranimer le berceau du savoir occidental de l’Antiquité classique. Ainsi, la philosophie, ou encore l’apprentissage des langues anciennes, bénéficient d’un prestige indéniable dans la première université grecque. Toutefois, les impératifs de modernisation étatique et la nécessité de s’insérer dans la dynamique continentale d’industrialisation incitent le gouvernement grec à favoriser la montée en puissance des sciences physiques dans la deuxième moitié du xixe siècle.

Cette étude transnationale du cas grec permet de rendre compte des circulations et des appropriations des modèles universitaires prédominants – français et germanique en particulier –, définissant ces frontières disciplinaires. Il s’agira de mettre en avant les arbitrages politiques et financiers qui façonnent matériellement la création d’un champ autonome pour les sciences physiques, recomposant les pratiques d’enseignement et l’organisation générale de l’université. Cela s’inscrit dans le sillage des renouvellements récents de l’historiographie, qui ont relevé la nécessité de prendre en compte de manière centrale les sources financières dans l’éducation.

En effet, la spécificité des sciences physiques apparaît à partir de la deuxième moitié du xixe siècle, car leur enseignement expérimental est coûteux et nécessite des aménagements spécifiques. Ainsi, la création de frontières disciplinaires se matérialise au sein des bâtiments universitaires avec la constitution d’amphithéâtres dédiés, de collections scientifiques spécialisées, puis d’un laboratoire de chimie expérimentale. En croisant les sources de comptabilité financière et matérielle avec des archives ministérielles, il s’agit de comprendre à quel point les sciences physiques sont considérées comme des « savoirs d’État », c’est-à-dire comme des sciences utiles au développement étatique, directement en lien avec les injonctions à la modernisation de la Grèce. Le cas grec constitue de fait un observatoire des circulations européennes permettant de mettre au jour les dynamiques politiques, matérielles et financières nécessaires à la constitution d’un champ scientifique autonome au tournant du xixe siècle.

Publié le 18 novembre 2022, mis a jour le vendredi 26 septembre 2025

Colloques et journées d’études

2025

« Η συγκρότηση του Ταμείου Οργάνων Φυσικής στο Οθωνικό Πανεπιστήμιο : μια γαλλική επιστημονική συλλογή ; (1837-1862) » [La constitution de la Caisse d’instruments de physique à l’Université othonienne : une collection scientifique française ? (1837-1862)], Journée d’étude des doctorants et masterants du Département de Langue et de Littérature françaises de l’Université Nationale et Capodistrienne d’Athènes, 31 mai 2025, Athènes, Grèce.

« Discipline auxiliaire ou discipline autonome ? Histoire matérielle et financière de l’enseignement de la chimie comme facteur de l’autonomisation du champ scientifique en Grèce (1837-1904) », Huitième Congrès de la Société Française d’Histoire des Sciences et des Techniques (SFHST), 9-11 avril 2025, Nancy.

« Réformer l’enseignement de la chimie à l’université d’Athènes : une histoire matérielle d’une spécialisation disciplinaire (1837-1869) », journée d’étude de l’ED 113 (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Enseigner, (ré)former, 8 février 2025, Paris.

2024

« Innovation ou modernisation ; réforme ou réorganisation ? Une histoire transnationale du processus de création de la faculté de sciences physiques et mathématiques de l’université d’Athènes (années 1880-1904) », colloque Innovation, réforme, expérimentation en éducation : perspectives historiques (xviie-xxie siècles), co-organisé par l’ATRHE (Association Transdisciplinaire des Recherches en Histoire de l’Éducation) et le CIRNEF (Centre interdisciplinaire de Recherche Normand en Éducation et Formation), 12-14 juin 2024, Caen.

« Pour une histoire matérielle et financière du clivage sciences/lettres au sein de la faculté de philosophie de l’université d’Athènes (années 1850-1904) », journée d’étude Sciences/lettres. Genèses et effets d’un clivage académique, organisée par Rémi Sinthon et Pierre Verschueren, 6 juin 2024, Strasbourg.

Séminaires

2025

« L’université d’Athènes, un observatoire des circulations de savoirs scientifiques européens (1837-1904) », séminaire Autour des sciences et savoirs d’État , organisé par Jean-Luc Chappey et Julien Vincent, 22 avril 2025, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris. 

Ecole d’été

2024

Participation et présentation du projet de thèse, séminaire de formation doctorale de l’École Française d’Athènes, Penser au-delà de l’État-nation, organisé par Nathalie Clayer, Agustín Cosovschi, Fabio Giomi, Marie-Elisabeth Mitsou et Gilles de Rapper, 2-6 septembre 2024, Athènes, Grèce.

Publié le 26 septembre 2025

Version imprimable de cet article Version imprimable
Accueil du site IHMC
 
Institut d'histoire moderne
et contemporaine – UMR 8066
ENS, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris
+33 (0)1 44 32 32 86
contact-ihmc@ens.fr
Bluesky YouTube
 
 
(|non)]